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Afrique

(EDITO) Coupes interclubs de la CAF : les années se suivent et se ressemblent pour les représentants guinéens

Depuis 2019 la Guinée compte quatre représentants dans les compétitions interclubs de la CAF. Deux en ligue des champions et deux en coupe CAF. Cet indice obtenu grâce aux performances du Horoya AC ne se défend pas à la hauteur du niveau présumé du championnat Guinéen de première division, que l’on place parmi les meilleurs du continent. Ce week-end et quelques jours avant, le Wakriya, le CIK et l’Ashanti ont dit aurevoir aux interclubs dès le premier tour préliminaire. La vérité est que le Horoya AC, comme on a coutume à le dire, est le gros arbre qui cache la forêt.

En réalité, La ligue 1 Salam n’est forte sur le continent que parce que les rouge et blanc de Matam, longtemps accusés d’être favorisés sur le plan local, prouvent depuis plusieurs années, à travers leurs performances qu’ils ont une longueur d’avance sur le championnat d’élite du pays.

Trop parlé du HAC qui entre en lice à la mi octobre, il est temps de s’intéresser aux trois autres représentants de cette année. Le deuxième, le CIK, éliminé par Heart of oak du Ghana en préliminaire de LDC (2-0). Le wakriya, éliminé par le centre de formation Diambars en coupe caf, lourde défaite 3-0. Et l’Ashanti sorti par Bayelsa club qui a remporté la coupe nationale du Nigéria à partir de la 2e division. Bien que la décision maladroite de la CAF de faire jouer les matchs en une manche unique est à fermement condamner, mais rien n’explique que nos représentants soient dans l’incapacité de décrocher ne serait-ce qu’un nul, qui conduirait aux tirs-au-but, dans ces trois pays. Enfin si, il y a bien une explication, mais elle est en grande partie organisationnelle. Sans faire le donneur de leçon, on a comme l’impression que les clubs ne font pas d’efforts, en tout cas pas suffisamment pour bien aborder ces compétitions majeures. Recrutement peu ambitieux, temps de préparation réduits… Il faudrait ajouter à cela la formation à la base, aujourd’hui carrément déficitaire. Conséquences, les jeunes sont talentueux mais avec de grosses carences sur le plan tactique. En termes d’illustration, Kanfory Lapé Bangoura, coach du Wakriya lors des préliminaires disait je cite : « il faut reconnaître que le Wakriya n’a pas de joueurs créatifs, nous avons été obligés de miser sur le collectif. » Extrait du SDS du 14 septembre. Et même ce collectif n’a pas suffit malheureusement. Les schémas du coach n’étant pas respectés à la lettre. Au delà, les dirigeants ne sont pas suffisamment armés financièrement pour pour tenir toutes les charges du club.

Il faut donc continuer à prier pour le club d’Antonio Souaré, le seul qui continue encore à faire rêver le public sportif mais surtout qui contribue fortement à préserver un indice qui pour Le moment n’est pas en danger. Mais ne doit-on pas s’inquiéter au moment où d’autres championnats multiplient les performances et donc grapillent des points à la notation CAF ?

Il est donc temps de : faire le bilan des participations de cette année, et des années antérieures, en tirer les leçons au niveau des clubs, de la ligue et même de la feguifoot, afin d’arrêter cette hémorragie interminable, qui risque d’emporter le fruit d’un dur labeur.

Alpha Mady Touré, journaliste à cis médias en Guinée

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